4) Le récepteur cannabinoïde

 

Le cannabis agit sur les neurones du cerveau et de la moelle épinière. La structure chimique du THC est très voisine de celle de l'anandamide et du 2-AG, deux substances produites par le cerveau.

Le THC se fixe sur les mêmes récepteurs cellulaires que les cannabinoïdes endogènes (anandomide et 2-AG) du système nerveux.

En 1964, Raphaël Mechoulam, de l'université hébraïque de Jérusalem, a identifié le THC comme étant le composé responsable de la quasi totalité de l'activité pharmacologique du cannabis ( diminue la douleur, l'anxiété, supprime vomissements, stimule l'appétit). Il a fallu ensuite identifier le ou les récepteurs du THC. Les récepteurs sont des petites protéines implantées dans la membrane de toutes les cellules, y compris des neurones. Lorsque des molécules spécifiques s'encastrent dans ces protéines, des changements surviennent dans les neurones ( Cf 2 Transmission neuronnale).

En 1988, Allyn Howlett étudie la répartition du THC dans le cerveau de rats. Il découvre que le THC se lie à ce qu'on appellera plus tard le récepteur cannabinoïde ( CB1 ). L'importance de ces récepteurs pour l'action du THC fut établie en 1999, lorsque des biologistes ont produit des souris dépourvues de ce récepteur et ont observé que l'administration de THC n'avait quasiment aucun effet sur ces souris: le composé n'a aucun récepteur où se lier et par conséquent, ne déclenche aucune activité.

Un deuxième récepteur cannabinoïde (CB2) fut découvert en 1993. Ce récepteur est présent à la surface des globules blancs, les lymphocytes T et B.

Lymphocyte : Leucocyte de petite taille à cytoplasme réduit jouant un rôle important dans l'immunité.

Leucocyte : Globule blanc du sang et de la lymphe assurant la défense contre les microbes.

En poursuivant leurs travaux sur le récepteur CB1, les neurobiologistes ont découvert qu'il s'agit d'un récepteur à protéines G le plus abondant du cerveau. Il est exprimé en grande quantité dans : Le cortex cérébral, l'hippocampe, l'hypothalamus, le complexe amygdalien, les ganglions de la base, le cervelet, le tronc cérébral et la moelle épinière.

 La présence d'un récepteur spécifique au cannabis s'explique donc par le fait que des substances similaires au THC existent dans l'organisme.

                                                         

 

 

 

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