1) Qu'est ce que la dépendance

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nLa dépendance est un terme désignant un usage "compulsif",  elle est comparable à la "toxicomanie" ou à l'addiction. Les effets de la dépendance tiennent en effet compte d'un élément primordial: le sentiment de perte de contrôle, l'aliénation subjective, qui donne au sujet la conviction d'être aux prises d'un processus qui échappe à sa volonté. Cette dépendance devient envahissante au détriment des investissement affectifs et sociaux. La drogue n'est pas seulement devenue un besoin mais le centre d'existence du sujet.

Il existe deux types de dépendance: la dépendance physique qui est caractérisée par un besoin de continuer ou bien  par une dépendance psychologique caractérisée par un désir fort de continuer. 

 

 

La dépendance physique : état où l'organisme assimile à son propre fonctionnement la présence d'un produit développant des troubles physiques parfois graves en cas de manque (non-présence du produit dans l'organisme), l'ensemble de ces troubles constituant ce qu'on appelle le syndrome de sevrage. La dépendance physique résulte des mécanismes d’adaptation de l’organisme à une consommation prolongée et peut s’accompagner d’une accoutumance, ou de la nécessité d'augmenter les doses pour éprouver un même effet.

La dépendance psychique qui se subdivise en deux sous-groupes : la dépendance psychologique : désir insistant et persistant de consommer qui peut parfois se traduire par des manifestations psycho-somatiques (véritables douleurs physiques sans cause physiologique). La dépendance psychologique est bien plus liée aux caractéristiques des individus (états affectifs, styles de vie) qu'au produit lui-même. Des exemples de dépendance psychologique très répandue sont la dépendance au travail, à l'activité physique ou intellectuelle, qui peut parfois aboutir au surmenage. Un terme anglo-saxon la désigne sous l'appellation « workaholic» ; la dépendance comportementale correspond à des stimulations générées par les habitudes ou l'environnement, facteurs de rechute.

 

                                 

Plusieurs théories cherchent à expliquer la dépendance. Celle du renforcement négatif suppose que la prise de drogue vise à éviter un état de manque, celle du renforcement positif, qu'elle vise à renouveler un plaisir intense. La réalité semble se situer entre les deux. L'usage de drogue modifie la communication entre les cellules nerveuses. Il en résulte un malaise psychique et parfois physique en l'absence de drogue (de tabac par exemple), qui pousse l'usager à la consommation pour éviter cet état. Cependant, l'exposition à une drogue laisse également un souvenir marquant qui joue un rôle dans le circuit de récompense. Le toxicomane éprouve un désir pour sa drogue, exacerbé par ce souvenir. Ce désir impératif va souvent être prioritaire sur le plaisir procuré par la drogue elle-même.

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